L’entraide peut évidemment avoir comme dérive de n’avoir qu’un seul élève qui travaille pendant que l’autre se repose et recopie. Afin d’éviter cette dérive, la formation aux bons gestes est nécessaire ainsi qu’une demande de production individuelle à la suite du travail réalisé.
L’élève qui se fait aider peut se sentir dévalorisé et stigmatisé, soit parce qu’il a constamment besoin d’aide ou bien parce qu’il reçoit une aide qu’il n’aurait pas demandée. Il convient alors de ne pas imposer cette pratique et proposer à chacun l’outil du tétra’aide.
Ce sont souvent les mêmes qui aident et les mêmes qui sont aidés. Cela peut entrainer tout le contraire de ce que l’on recherche : on augmente les écarts de niveaux. Il est alors important d’introduire le principe de réciprocité : les élèves qui aident sont également aidés et inversement. Je me souviens d’une élève qui était souvent aidé par le même élève. Ce dernier était doué dans tout… Et un jour, elle me demanda d’aider son tuteur car il ne savait pas s’organiser et ranger ses affaires ! Et hop, l’affaire était dans le sac. Enfin, d‘autres pratiques permettent cette réciprocité, comme le marché de connaissances.